Lilian Calmejane : « J’étais à ma place ici »

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

Pouvait-il en être autrement ? Samedi et dimanche dernier se tenait dans le Tarn le deuxième des trois week-ends de Coupe de France de cyclo-cross, à Albi. Originaire de la ville, très attaché à son club formateur, l’Albi VS, et lié au comité d’organisation au sein duquel se trouvent ses parents, Lilian Calmejane ne pouvait pas imaginer assister à l'événement sans enfourcher sa machine. Respectivement 12e puis 9e chez les Élites, le coureur d’Intermarché-Circus-Wanty a échangé avec DirectVelo après l’arrivée de la seconde épreuve. 

DirectVelo : Venir ici ce week-end était une évidence pour toi !
Lilian Calmejane : Ah oui ! C’était à la maison. Même si je n’affiche pas une très bonne condition comme je suis en reprise, je suis obligé de venir. C’est mon club formateur. Albi, c’est ma ville, je suis né ici et j’habite ici. Mes parents sont dans l’organisation. Je ne vais pas citer tous les arguments mais j’étais à ma place ici, peu importe le résultat ou la finalité. Le but est aussi de faire des efforts.

« J’AI TOUJOURS AIMÉ EN FAIRE »

Tu n’as, de toute façon, jamais totalement abandonné la discipline du cyclo-cross…
Ce sont mes premiers amours, j’ai toujours aimé en faire. Je prends quand même de moins en moins de plaisir sur les cross parce que ma place, sur un niveau comme celui de ce week-end, devrait être dans le Top 5. Mais techniquement, quand on ne touche pas à ces vélos de cross… Le cross, on sait que c’est le physique mais aussi la technique. Déjà, quand j’étais jeune, je n’étais pas le meilleur techniquement, alors avec les années et sans la pratique, j’ai trop de lacunes…

Et on t’imagine en reprise !
Je ne vais pas faire le routier qui dit qu’il fait une coupure d’un mois et demi. En réalité, j’ai fait un petit break d’une grosse quinzaine de jours et j’ai repris il y a dix jours. Je ne suis pas non plus à une condition zéro, mais c’est sûr que je suis loin d’avoir mes jambes habituelles.

« LES SAISONS SONT DÉJÀ ASSEZ LONGUES »

Ces dernières années, tu as parfois participé au Championnat de France de cyclo-cross. Va-t-on te revoir dans les labourés cet hiver ?
Sur la route, j’ai vraiment des ambitions sur le début de saison. Je vais commencer en Australie. Je partirai donc là-bas dès le 5 janvier. En décembre, j’aurai deux semaines de stage avec l’équipe en Espagne, donc ça ne laisse pas beaucoup de places à des échéances. J’aurais vraiment aimé faire une autre Coupe de France. Mais Flamanville est vraiment trop loin… Dans l’absolu, je pourrais y aller en avion mais pour emmener les vélos, c’est autre chose. Je n’ai pas envie d’imposer ça à ma famille. Les saisons sont déjà assez longues. Mais franchement, j’avoue que j’aurais bien aimé. En Coupe de France, le niveau est assez bon, il y a toujours des mecs avec lesquels se fritter. Du coup, ça me pousse dans mes retranchements. En tout cas, j’ai apprécié le week-end.

Tu l’as dit, c’était aussi un week-end important pour tes proches puisque tes parents faisaient partie du comité d’organisation…
J’ai tendu l’oreille, j’ai entendu quelques petites doléances. On peut quand même souligner le travail immense de l’organisation. Un circuit permanent, c’est une première en France. Il y a eu un super travail de l’Albi VS avec très peu de bénévoles et de gens qui ont œuvré. La mairie a mis en place une infrastructure et un site qui est exceptionnel. Certes, le parking n’était pas parfait, les gens devaient se garer loin… Ce sont des petits trucs… Il faut passer outre et plutôt souligner le travail qui a été fait. S’il y avait ne serait-ce que cinq parcours comme celui-là en France, ce ne serait quand même pas la Belgique mais on serait encore plus à haut niveau.

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Lilian CALMEJANE