Championnat d'Europe - Juniors Hommes : Les réactions

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

Andrii Ponomar a remporté en solitaire, ce vendredi, le Championnat d'Europe dans la catégorie Juniors Hommes. Après 115 kilomètres de course sur le circuit d’Alkmaar, aux Pays-Bas, l'Ukrainien a devancé l’Allemand Maurice Ballerstedt et l’Italien Andrea Piccolo (voir classement). Andrii Ponomar succède ainsi au Belge Remco Evenepoel au palmarès.
Retrouvez ci-dessous quelques-unes des réactions recueillies par DirectVelo après l’arrivée.


Portrait de Andrea PICCOLO

Médaillé de bronze

« Je suis très satisfait de cette médaille qui, à vrai dire, était assez inattendue. Dans l’équipe, on avait plutôt envisagé un sprint massif et autant dire que dans ce scénario-là, je n’étais pas la carte maîtresse de l’équipe. A la fin du premier tour, je me suis déjà retrouvé à faire la course puis le moment où nous sommes sortis à cinq costauds a vraiment été crucial. On était en bonne position, avec deux coureurs à l’avant. Le fait d’avoir Tomas (Trainini) à l’avant était intéressant. On a bien roulé, mais en essayant quand même d'en garder sous la pédale. C’est sans doute pour ça qu’un petit groupe de trois coureurs a pu rentrer. Finalement, ça a encore bougé mais je suis toujours resté devant. J’ai crampé dans le dernier tour, ça devenait super dur.

Quand j’ai vu que nous n’avions plus que dix secondes d’avance sur le peloton à la cloche, j’ai vraiment cru que c’était fini pour nous, mais ce n’est jamais rentré. Lorsque Ponomar est sorti, il a été très impressionnant. Après, c’est fini pour nous, même à trois. Il avait plus de fraîcheur. On a réussi à s’accrocher pour jouer les médailles, c’est déjà ça. Après la victoire sur le chrono, c’est une excellente semaine pour moi ».

Portrait de Marco BRENNER

5e

« Je me sentais bien dans le groupe de cinq mais j’ai fait de gros efforts. Trois coureurs sont rentrés et c’est devenu encore plus tactique. Lorsqu’ils sont sortis à trois une nouvelle fois, avec Maurice (Ballerstedt), j’ai pris une cassure et c’était fini. Devant, il y avait de sacrés rouleurs alors il fallait vraiment s’accrocher. J’ai tenu jusqu’au bout pour aller chercher une 5e place. Je ne suis pas mécontent, surtout avec la médaille de Maurice. Je n’ai pas de regrets. La saison n’est pas finie. Je vais maintenant me concentrer sur les Championnats du Monde ».

Portrait de Hugo TOUMIRE

32e

« On a eu un petit temps de retard, et ensuite, c'était trop tard. Il y avait des virages de partout, c'était un peu comme un critérium. Sur un tel circuit, il n'y avait que les dix premiers du peloton qui pouvaient jouer. On s'est fait piéger parce que l'on n'avait personne devant, quand c’est parti. On a vite compris que l'on avait beaucoup à perdre. On a essayé d'enclencher, mais on a roulé trop au train. On aurait dû mettre un gros coup de gaz d'un coup. On était en infériorité numérique par rapport à ceux qui étaient devant. Au bout d'un moment, essayer de maintenir l'écart nous usait. On perdait des coureurs les uns après les autres. C'est décevant de voir des nations courir pour perdre. Mettre un ou deux coureurs à rouler avec nous, ça n'aurait pas été la mer à boire. On a fait ce que l'on a pu. On ne peut pas dire que l'Équipe de France ait été fainéante. Ça reste une belle expérience et il reste d'autres courses. On va se rattraper ».

Portrait de Simon DEHAIRS

38e

« Lorsque les Français roulaient derrière le groupe de cinq, on a laissé faire car on ne voyait pas l’utilité d’y aller tout de suite. Je me doutais que les cinq finiraient par craquer. Même s’ils sont forts, ils sont partis très loin de l’arrivée. J’imaginais vraiment que sur ce parcours, on allait avoir un sprint. En tout cas, je l’espérais vraiment. Mais il n’en a rien été. J’ai eu un problème dans le dernier tour, à sept kilomètres de l’arrivée seulement. Je suis tombé. J’ai dû changer de machine et évidemment, c’était terminé pour moi. C’est très frustrant car j’étais prêt à faire le sprint. Milan Fretin m’a attendu malgré tout, pour essayer de me ramener, mais après cette chute, c’était impossible. Dans tous les cas, nous ne serions pas rentrés sur le groupe de tête, alors c’est difficile d’avoir de gros regrets. Je pense que l’on aurait pu faire un Top 10, voire un Top 5, mais pas mieux ».

Portrait de Warre VANGHELUWE

60e

« Le groupe de cinq, devant, ne nous effrayait pas. En fait, je considérais même que nous étions dans un fauteuil avec les Français qui faisaient le travail dans le peloton. Je suis allé voir les autres coureurs de l’équipe et je leur ai expliqué qu’il ne fallait surtout pas aller rouler avec eux. On devait laisser faire. Il y avait encore le temps pour rentrer. Lars (Van Ryckeghem) a réussi à y aller mais ça ne l’a pas fait. J’espérais que le peloton rentre pour le sprint mais finalement, on n’a même pas pu faire un Top 10. C’est dommage ».

Portrait de Arnaud DE LIE

Abandon

« Avant même le départ, il y a eu une chute. J’étais derrière. Je ne suis pas tombé, mais j’ai été ralenti. J’ai dû faire un effort pour revenir. On a essayé de se replacer. Ensuite, la route s’est rétrécie, et j’ai eu la malchance de tomber. Le dérailleur était abîmé, les vitesses ne passaient plus. J’ai changé une première fois de vélo, mais il était beaucoup trop petit pour moi. J’ai donc dû changer une nouvelle fois de vélo. La selle était mal fixée, et elle est descendue. C’était fini pour moi. Je n’ai rien fait, comme beaucoup d’autres coureurs... Si tu es étais mal placé sur la ligne, tu étais tout de suite lâché. Si ça arrivait au sprint, j’étais la carte numéro un... ».


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