Des pierres sèment la discorde à Maasmechelen

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

Le Champion d’Europe, Lars van der Haar, et l’homme en vue du moment, Eli Iserbyt, n’ont pas mâché leurs mots après la manche de Coupe du Monde disputée ce dimanche au Ter Hills, ancien site minier à Maasmechelen dans le Limbourg belge. “C'est un parcours très dangereux. J'ai le sentiment que beaucoup de coureurs ont crevé comme moi. S'il avait plu, on aurait connu la même situation qu'au Mondial de Belvaux. Je trouve que ce n'est pas du niveau de la Coupe du Monde, bien qu'il était agréable de courir devant autant de spectateurs”, a commenté Lars van der Haar à chaud au micro de la télévision. Eli Iserbyt, battu pour la première fois en Coupe du Monde cette saison après trois succès, enfonce le clou. “Ma chute est la conséquence directe des pierres dans ce virage, peste le leader de la Coupe du Monde. Ma roue avant a glissé. Je ne suis pas critique car je n'ai pas gagné la course. On n'avait simplement pas de grip’. L'année prochaine, on ne reviendra pas…”.

Vainqueur pour la première fois en Coupe du Monde, Laurens Sweeck peut difficilement s’opposer à un retour l’an prochain du circuit de Maasmechelen. “Mais c’est vrai qu’il y avait beaucoup de pierres. On a eu de la chance qu'il faisait sec, ça aurait été plus compliqué si nous avions connu une édition humide”. Lauréat plus tôt dans la journée de la course Espoirs, Thibau Nys a bien noté la présence de pierres dans les virages. “Il fallait à chaque fois espérer ne pas subir une crevaison. Ça rend la pratique pas très agréable mais je trouve que le parcours a été bien dessiné. L'enthousiasme du public fait vraiment plaisir”, tient-il tout de même à positiver.

UNE SEULE CREVAISON POUR LA FRANCE

Du côté de l’équipe de France, cette nouvelle manche de la Coupe du Monde a été bien abordée, ce qui a évité les couacs. François Trarieux recense “une seule crevaison”, celle de Noé Castille chez les Espoirs. “On a pris en compte la particularité de ce parcours et on a gonflé davantage les pneus”, explique le sélectionneur national.

L’Union Cycliste Internationale se montre satisfaite d’avoir organisé une manche Coupe du Monde sur ce site qui n’avait encore jamais accueilli d’épreuves internationales de cyclo-cross. Christelle Reille, coordinatrice de la discipline pour l’instance, défend l’organisation auprès de DirectVelo. “Il faut accepter qu'il y ait de la diversité dans le cyclo-cross. C'est une discipline off-road. Il en faut un peu pour tous les goûts. Nous sommes contents. Le site est agréable et il y avait du monde. Au niveau logistique, il y avait vraiment tout ce qu'il fallait. Tous les circuits ne peuvent pas plaire à tout le monde”. Et les nouveautés ne sont pas toujours appréciées, notamment en cyclo-cross.

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