Maël Guégan commence l’année comme il l’avait terminée

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo

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Maël Guégan a remis le couvert. Comme lors de sa dernière course de l’année 2022 à Paris-Tours, où il a été échappé tout du long, le sociétaire du CIC U Nantes Atlantique a repris la poudre d’escampette ce dimanche au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise. “Je commence l’année comme je l’ai terminée. C’était l’objectif au briefing. On était plusieurs à devoir y aller. L’équipe sait que j’aime ça. Ce sont des efforts qui me plaisent. Le boulot est fait“, reconnaît au micro de DirectVelo le coureur de 25 ans qui en a profité pour remporter le prix de meilleur grimpeur. “J’ai une petite fierté d’être passé en tête de la Route des Crêtes. C’était sympa, ça m’a permis d'avoir le GPM. Autant faire les accessits, c’est super important. C’est la première course de la saison. On est déjà à la cérémonie protocolaire, c’est top pour l’équipe“.

« J’AI PASSÉ UN CAP »

Le 38e de l'épreuve (voir classement) aurait bien aimé prolonger le plaisir à l’avant un peu plus longtemps. “On a été repris par dix coureurs dans la descente de la Route des Crêtes. Le Pas d’Ouillier a été monté à assez bonne allure. Ils ne s’entendaient pas, ils se sont énormément attaqués. Je n’ai pas pu suivre les à-coups dans le col. Si c’était monté régulier, je pense que j’aurais pu m’accrocher. Mais le bilan est très positif. L’an passé, je ne suis pas sûr que j’aurais franchi en tête la Route des Crêtes. J’ai passé un cap. C’est super bien pour les sponsors de montrer le maillot devant“.

Maël Guégan apprécie ce profil d’éclaireur. “J’ai un rôle de baroudeur dans l’équipe. Je sais que j’ai ma carte pour aller dans les échappées. Il va falloir y croire et ça va finir par aller au bout. Aujourd’hui (dimanche), ça ne s’y prêtait pas forcément, mais si c’était possible...“. Il pense à des courses comme le Grand Prix de Denain et le Tro Bro Leon. “Elles me conviennent parfaitement. J’adore les pavés et les chemins, c’est mon dada“.

« ME FAIRE REMARQUER PAR DE GROSSES ÉQUIPES »

Il n’oublie pas non plus qu’il est un travailleur de l’ombre. “Je peux être un très bon équipier. Je me mue dans ce rôle pour mes sprinteurs et mes grimpeurs. L’équipe me fait confiance là-dessus. Je suis un coureur passe-partout, mais je n’excelle nulle part. Quand les courses arrivent au sprint, il y en aura toujours un qui ira plus vite que moi dans l’équipe, de même quand ça grimpe. À l’Étoile de Bessèges, il va falloir que je reste au chaud pour aider nos sprinteurs“.

Maël Guégan compte aussi passer l’échelon supérieur même s’il a resigné deux ans avec le CIC U Nantes Atlantique. “Ça montre qu’ils me font confiance. J’ai une clause libératoire. J’espère pouvoir trouver une ProTeam ou une WorldTeam. Je veux toujours plus. J’ai envie de faire les plus belles courses du monde. C’est dans un coin de ma tête. Je dois travailler dur pour me faire remarquer par de grosses équipes en montrant que j’ai pris de la caisse, que je suis fort et que je peux être un précieux équipier. Pour me démarquer, il faut que j’aille de l’avant. Si je peux en claquer une belle, ce serait génial“, conclut le 10e du Tour de Vendée 2022.

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