Paul Picard : « Je m’en sentais capable »

Crédit photo Guigui photographe

Crédit photo Guigui photographe

Ce lundi matin, 7h50. À quelques minutes de lancer sa semaine de cours par une heure de mathématiques, Paul Picard est encore tout à sa joie au moment de raconter sa course de la veille. Le licencié du CC Marmande a remporté, dimanche, la deuxième épreuve Fédérale Juniors de la saison, le Trophée de la Ville de Châtellerault, au sprint massif (voir classement). “J’étais déjà bien sur la première de l’année, à la Mapei Classic (13e). Mais le circuit me convenait moins bien, je préfère quand c’est plus roulant. Ici à Châtellerault, je savais que le circuit pouvait m’avantager et qu’une arrivée au sprint était envisageable. Comme j’ai une bonne pointe de vitesse, ça me donnait des idées”, résume-t-il depuis les couloirs de son lycée, auprès de DirectVelo.

“C’était surtout une course de placement. Il fallait toujours être devant dans le final pour espérer jouer quelque chose car c’était la première de l’année avec un très gros niveau. Une fois la préparation du sprint lancée, il fallait débrancher le cerveau car ça frottait pas mal”. Toujours dans les cinq premières positions dans les ultimes kilomètres, il a évité différentes chutes, dont une survenue à hauteur de la dixième position, à seulement 500 mètres de la ligne d’arrivée. “On n’est jamais totalement à l’abri car c’est aussi tombé devant, il faut une part de chance”, ajoute le J2, qui a lui-même goûté au bitume en début de course, visiblement sans trop de conséquences. Le plus rapide de tous au sprint, Paul Picard lance donc idéalement sa saison. “Franchement, je sentais que ça tournait bien en ce moment, j’avais fait un bon hiver et je le savais. Mentalement, je voulais faire quelque chose ici, je m’en sentais capable. Commencer par une victoire me rend vraiment très heureux. C’est l’occasion de confirmer que j’ai bien travaillé cet hiver. Maintenant, il va falloir continuer comme ça”.

UNE FRACTURE DU POIGNET EN J1

L’an passé, en Fédérale Juniors, Paul Picard avait obtenu comme meilleur résultat une 8e place à Montamisé. Il s’était également classé 5e à Saint-Martin-de-Seignanx et 6e à Biran, en Toutes Catégories. “Je me suis fracturé le poignet, j’étais sur la touche pendant deux mois et j’ai raté beaucoup de belles courses. En Cadets, j’avais une belle pointe de vitesse mais ça commence à remonter et les Juniors, ce n’est pas la même chose”. Le natif de Marmande, qui habite toujours juste à côté à Birac-sur-Trec (Lot-et-Garonne), admet que cette victoire “enlève une certaine pression de vouloir absolument gagner, pour la suite. Mentalement, ça peut m’aider. C’est forcément de bon augure”. Le voilà provisoirement propulsé 2e du Challenge S1Neo-DirectVelo (voir classement).

D’abord adepte du rugby, comme l’essentiel de ses proches - dont son père -,  Paul Picard s’est mis au cyclisme en Benjamin 2. “Je n’ai jamais trop gagné de courses. Je n’avais d’ailleurs plus gagné depuis les Minimes 2. Alors c’est dire si ça me fait plaisir !”. Et il espère surfer sur la bonne vague dès le week-end prochain. Cela tombe bien : il évoluera à domicile lors de la Marmande Val de Garonne Classic, organisée par son club. Avant d’enchaîner avec la Bernaudeau, un autre gros morceau.

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