Kévin Vauquelin connaît la marche à suivre

Crédit photo Nicolas Mabyle / DirectVelo

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Bilan correct mais frustrant pour Kévin Vauquelin. Impressionnant lors de son succès final sur les routes du Tour des Alpes-Maritimes et du Var (2.1) mi-février après avoir déjà réalisé une très solide Etoile de Bessèges (2.1) deux semaines plus tôt, le Normand comptait se servir de Paris-Nice (2.UWT) comme d’un test grandeur nature en vue des mois et des années à venir, lui qui se veut très ambitieux à terme. Très bon à La Loge-des-Gardes, lorsqu’il est venu arracher un Top 5 au sommet devant un certain Jonas Vingegaard, le leader de l’équipe Arkéa-Samsic a ensuite vécu une fin de semaine moins réjouissante. La faute à une chute survenue samedi, lors de l’étape reine, qui l’a empêché de jouer sa carte à fond. “Encore aujourd’hui (dimanche), il m’a été impossible de forcer avec un mal de dos horrible. C'est la conséquence de cette chute, j'imagine, et surtout le fait d'avoir forcé dessus. C’est forcément frustrant de ne pas pouvoir s'exprimer au maximum”, relatait-il à chaud, sur la Promenade des Anglais à Nice, cet après-midi. “Il y a quelques petites raisons qui expliquent cette fin de semaine moins bonne mais il ne faut pas se voiler la face non plus, je pense que le niveau des meilleurs était de toute façon très élevé”.

Face à un Tadej Pogacar dominateur et un David Gaudu très en jambes, Kévin Vauquelin a vu le chemin qui le sépare des tout meilleurs. “J'ai encore besoin d'entraînement pour être au niveau sur une course WorldTour d'une semaine, physiquement comme mentalement. Ce n'est pas facile d'être tout le temps devant. C'est dur de bien se placer”. La domination du Slovène, lauréat de l’épreuve avec trois victoires d’étapes à la clef, est assurément une motivation. “Ça donne envie de travailler encore plus. Je veux essayer de le titiller un jour. Dans combien de temps, je ne le sais pas…”. Malgré un week-end difficile, l’ancien coureur du VC Rouen 76 a prouvé ses “capacités” avec ce premier Top 5 en WorldTour, sur une étape. Reste à être capable d’enchaîner sur une semaine, désormais. “Je sais que les montées de 15-20 minutes peuvent me convenir. Mais il va falloir que je m'améliore sur du plus long et du plus répétitif”.

Tout au long de la semaine, Kévin Vauquelin - finalement au-delà du Top 15 au général (voir classements) a en tout cas pris beaucoup de plaisir dans ce rôle de leader dont il commence, déjà, à s’habituer. “C'est clairement un rôle que j'aime bien. C'était déjà le cas l'année dernière au Luxembourg, au Tour Poitou-Charentes et cette année sur les récentes courses de février”, rappelle-t-il à DirectVelo. Et il se félicite du comportement généreux de ses coéquipiers. “Cette semaine, ça s'est vraiment bien passé. Les gars étaient à fond. Les mecs se sont arrachés pour moi. Malheureusement, je n'ai pas réussi à finir le travail, c'est dommage, mais on avait une superbe équipe”. Place désormais à la suite, pour passer un nouveau palier. “Tout ça se fera étape par étape. Il ne faut pas oublier que je n'ai pas encore fait beaucoup de courses WorldTour. Ce Paris-Nice va me servir pour la suite”.

  

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