Stefan Küng : « Je n’ai rien pu faire »

Crédit photo Nicolas Mabyle - DirectVelo

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Stefan Küng a joué la carte de l’anticipation, ce dimanche, au Tour des Flandres. Il faut dire qu’avec le trio formé par Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel, et Wout van Aert, il faut répondre tactiquement pour augmenter ses chances de les piéger. Le coureur de la Groupama-FDJ pointe alors le bout de son nez à une centaine de kilomètres de l’arrivée. "Dès que quelqu'un bouge, j'y vais", pense le Suisse, qui voit alors Mads Pedersen tenter une accélération. Dans un bon groupe d’outsiders, le coureur de la Groupama-FDJ est au chaud, alors que l’écart frôle les trois minutes avec les têtes d’affiche du Monument belge.

En tête de course, les coureurs qui constituent ce joli groupe s’évitent déjà les accidents dans le peloton. "C'est un Monument, tout le monde est excité et veut bien faire. Mais des fois je ne comprends pas trop les risques, surtout en première partie de course. Enfin... ça fait partie des Classiques". Et cette année, voir un Slovène volant sur le pavé fait aussi partie des Classiques. "Tadej (Pogacar) est exceptionnel, il est très à l'aise sur le vélo, il arrive bien à se placer, et physiquement il est juste au-dessus de tout le monde. Les grimpeurs sont de plus en plus à l'aise, avec le placement par exemple. Il y avait d’autres gars comme Matteo (Jorgenson) ou (Neilson) Powless aussi à l'avant".

Alors une fois que le coureur d’UAE Team Emirates décide de mettre tout le monde d’accord, il n’y a plus rien à faire pour Stefan Küng. "C'était très dur jusqu'à la fin, je n'ai rien pu faire pour suivre. Ils étaient au-dessus. Derrière on était tous au bord de la rupture, j'ai fait avec mes moyens. Bravo au vainqueur". Malgré tout, derrière Tadej Pogacar et Mathieu van der Poel, il restait encore une place sur le podium à aller chercher. Mais le sprint ne lui a pas souri, surtout face à Mads Pedersen et Wout van Aert, ainsi qu'un Neilson Powless encore frais (voir classement). "J'ai tout essayé, mais il n'y avait rien à faire, les autres étaient plus forts. Au sprint, avec le vent de face j'ai voulu attendre, ils ont lancé, c'était très facile de dépasser quelqu'un mais c'était roue dans roue". Stefan Küng aura encore une chance à Paris-Roubaix.

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