Arvid De Kleijn : « J’aime bien les courses ici »

Crédit photo Freddy Guérin - DirectVelo

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C’est un retour gagnant pour Arvid De Kleijn. Après deux mois sans course, entre fin mars et cette fin du mois de mai, le coureur de Tudor Pro Cycling est revenu par la grande porte en s’imposant sur la dernière étape des Boucles de la Mayenne, ce dimanche (voir classement). "Je suis content de ma course, j'ai eu le covid, je n'ai pas pu courir pendant ces derniers mois, maintenant je suis content de revenir et de gagner", souffle-t-il à l’arrivée.

La victoire se jouait dans le dernier virage, qu’il ne fallait pas manquer. "Avant le dernier virage, il y avait quelqu’un devant moi, j'ai pris sa roue. Je savais que j'étais bien emmené en abordant ce virage. Et aux 100 mètres il m'en restait encore, j'ai pu passer Démare pour gagner". Le Néerlandais a bien corrigé le tir après être resté sur sa faim la veille. "Hier ce n'était pas parfait, aujourd'hui c'était beaucoup mieux. Je sais que Démare est un super sprinteur, et pour le battre il faut que tout roule parfaitement. Ça a été le cas donc je suis ravi. Je suis content de moi sur cette course. Les mecs autour de moi ont été géniaux, c'est une victoire pour nous tous".

« LA FRANCE EST UN PEU MON DEUXIÈME PAYS »

Vainqueur en 2021 de la Route Adélie de Vitré, et l’année dernière d’une étape des 4 Jours de Dunkerque, Arvid De Kleijn aime décidément la France. Et ce n’est pas complètement un hasard. "La France est un peu mon deuxième pays. Mes parents ont deux maisons en France, quand j'étais plus petit je passais trois mois à l'école en France, dans les montagnes des Alpes, chaque année". Tantôt à Gap, tantôt en Ardèche, le garçon a grandi depuis mais garde cette attache. "Je ne sais pas si ça a quelque chose à voir avec ma réussite en France, mais c'est vrai que j'aime bien les courses ici. Surtout la région ici, c'est un peu dur, mais pas assez pour empêcher de sprinter, donc c'est parfait".

Si la France continue de lui réussir de la sorte, il ne serait pas impossible que le sprinteur commence à se familiariser avec la langue de Molière. "Peut-être que je vais me mettre au français, on parle un peu français dans l'équipe". La ProTeam suissesse est le théâtre de son deuxième succès, après Milan-Turin. "Je veux juste gagner cette saison, c'est mon objectif ! On a une super équipe, on s'amuse bien, on travaille bien ensemble. C'est une équipe très jeune, je suis parmi les plus âgés, mais c'est super d’être avec eux. J'ai toujours le sourire toujours quand je porte le maillot, et en plus je gagne !".

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