L'Entente Sud Gascogne, par fidélité

Bruno Armirail, le Vice-Champion de France Espoirs du contre-la-montre, aurait dû rejoindre en 2014 les rangs de l'Entente Sud Gascogne. Finalement, le groupe aquitain a échappé de peu à la disparition pure et simple et s'est relancé in extremis en DN2, tandis que le rouleur pyrénéen a été parachuté dans l'équipe de l'Armée de Terre. Mais les deux parties avaient scellé un accord secret : participer ensemble à la Ronde de l'Isard 2014 dans une équipe mixte Entente Sud Gascogne-Armée de Terre.
 
"Je suis persuadé que Bruno peut grimper aussi bien qu'il roule", glissait déjà le manager Dominique Arnaud à l'automne 2013.
 
Le rapprochement a définitivement échoué : l'Armée de Terre retient son soldat pour préparer le contre-la-montre par équipes de la Coupe de France DN1, et elle envoie en échange sur l'épreuve ariégeoise Alexandre Delétang, Lucien Capot et Vincent Louiche.
 
L'équipe mixte sera complétée par trois coureurs de l'Entente Sud Gascogne : Rudy Fiefvez, Jean Goubert et Kévin Soust.
 
"La Ronde de l'Isard est une course très chère aux yeux de Jean Goubert, qui habite sur le Col de Port, précise Dominique Arnaud à www.directvelo.com. Et comme Jean fait partie de ceux qui me sont restés fidèles depuis l'an passé, il n'était pas question de rater l'épreuve !"
 
Le directeur sportif de « l'Entente » a encore une autre raison de s'aligner jeudi au départ de Saint-Girons : "le respect dû aux organisateurs" qui lui ont accordé une invitation.
 
Il y a quelques semaines, Dominique Arnaud aurait pu déclarer forfait. "Je sais bien que nous serons dominés par les grandes équipes", dit-il. Mais ses coureurs courront. Par fidélité, pour "donner le maximum" et pour "parfaire leur formation, ouvrir les yeux, apprendre beaucoup."
 
Cette position d'outsider a peut-être du bon. "En 2010, nous avons terminé dernier par équipe, rappelle l'ex-professionnel landais. Notre effectif n'était pas vraiment aguerri pour les cols, à une exception près. Du coup les coureurs se sont livrés dans leur travail d'équipier, ils se battaient dans les descentes et les vallées pour rejoindre la tête de course, ils sautaient, ils revenaient encore..." Cette année-là, des non-grimpeurs s'étaient sublimés pour porter Nicolas Capdepuy à la deuxième position au classement général.

Crédit Photo : Freddy Guérin - www.directvelo.com
 

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