Lionel Taminiaux : « La meilleure tactique était l'attaque »

Crédit photo James Odvart

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"Attaque du numéro 4", "A l'avant de la course, c'est Lionel Taminiaux qui assure le tempo", entendait-on continuellement sur Radio Tour. Le maillot orange souvent pris du vent tout au long de la quatrième étape du Tour de Flandre Orientale (2.13) entre Deinze et Herzele, ce samedi. Le coureur de Color Code-Arden'Beef a réalisé le coup double à l'arrivée en enlevant la victoire d'étape et le maillot bleu de leader du classement général. "J'ai donné ma carte de visite", déclare-t-il à l'arrivée à Directvelo.

Déjà à l'attaque avant le secteur pavé de la Paddestraat, le vainqueur d'étape sur le Tour de Namur était ralenti par une crevaison qui n'a pas refroidi ses ardeurs. "Le but était de faire la guerre dès la Paddestraat. Nous voulions mettre Lotto-Soudal et EFC-Etixx sous pression. Après ma crevaison, je suis rentré tout seul sur l'échappée."

Malgré le retour d'une trentaine de coureurs sur les dix hommes de tête, Lionel Taminiaux repart de plus belle. "Aujourd'hui, je savais que la meilleure tactique était d'être à l'avant. Je suis ressorti avec Dan Gardner et Adam Jamieson. J'ai également fait la chasse aux bonifications car je savais qu'Enzo Wouters n'était pas présent devant et que j'avais une chance de remporter ce maillot à l'issue de cette étape mais je devais me débarrasser de mes rivaux. Nous nous sommes bien entendus et avons rapidement creusé l'écart sur le reste du groupe."

LE RETOUR ECLAIR DE GORDON

Dans le dernier tiers de l'étape, Lionel Taminiaux reçoit l'aide de son coéquipier Gordon De Winter rentré sur le trio avec l'Ecossais Mark Stewart. "Il a eu un rôle prépondérant dans ma victoire. Je savais que je pouvais encore boucher le trou en cas d'attaque au cas où il se trouverait en difficulté. D'ailleurs, je suis ravi qu'il s'empare du maillot de meilleur jeune. Il le mérite."

Finalement, les cinq coureurs se sont présentés ensemble dans la dernière ligne droite et Lionel Taminiaux a imposé sa loi. "Je voulais arriver au sprint. Même si je ne connaissais pas mes adversaires, j'ai eu le temps de les observer. De plus, je sais que je dispose d'une bonne pointe de vitesse. Dan Gardner a longtemps résisté mais j'ai réussi à m'imposer."

« JE NE SUIS PAS UN SPRINTEUR »

Présent de bout en bout de la course et vainqueur de l'étape, cette victoire constitue l'une des plus belles de la jeune carrière du coureur de 20 ans. "Je pense que mon succès sur le Tour de Namur est encore plus impressionnant car je reviens tout seul sur la tête de la course et je gagne l'étape. Aujourd'hui, le niveau est moins élevé mais c'est vrai que je gagne avec la manière. De plus, je prends la tête du classement général. Je suis surtout content de montrer aux observateurs qu'ils ont tort de me cataloguer comme sprinteur."

Rapide au sprint, Lionel Taminiaux n'envisage pas du tout de devenir un sprinteur. "Je n'aime pas frotter. Je ne suis pas assez rapide pour remporter des sprints massifs. Je veux profiter de cette pointe de vitesse dans des petits groupes", conclut-il.

Ce dimanche, place à la dernière étape autour de Maarkedal dans les Ardennes Flamandes. "L'étape ne sera pas aussi dure que prévue. Nous n'empruntons pas de mont flamand pour ainsi dire. J'ai une belle avance mais je reste méfiant. Je ne suis pas à l'abri d'une chute. Je peux également connaitre un coup de fatigue même si ce n'est pas mon habitude. Je reste humain avant tout."

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