CC - Mondial : Une autre approche pour l'Équipe de France

Crédit photo Hervé Dancerelle - DirectVelo

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A l’issue du Championnat de France de cyclo-cross, les coureurs français qui participeront au prochain du Championnat du Monde ont regagné leur foyer. L’entraîneur national François Trarieux a en effet décidé, pour différentes raisons, de ne pas organiser le traditionnel stage de préparation pour le Mondial.
 
Les coureurs vont donc se préparer chacun de leur côté. Antoine Benoist va rouler à Benidorm, avec son équipe Alpecin-Fenix, tandis que Théo Thomas ira lui en stage avec son club, le CC Etupes, à Calpe. Ce qui fera manquer la Coupe du Monde de Nommay pour l’un, et celle d’Hoogerheide pour l’autre.
 
UN BUDGET LIMITÉ

“Je ne veux pas faire un stage pour faire un stage. On aurait pu réunir les coureurs à Saint-Quentin-en-Yvelines pour limiter les frais, là où les coureurs belges, hollandais et britanniques notamment vont rouler au soleil. On ne peut pas faire le même volume avec la météo parisienne, reconnaît François Trarieux. Nous sommes en année olympique alors le budget est limité, surtout que le Mondial en Suisse coûte cher”.
 
Au-delà du côté financier, il souhaite également tester cette nouvelle approche. “Ca peut-être bien de faire évoluer la méthode, pense-t-il. Aujourd’hui, les Juniors et les Espoirs ont deux à trois fois plus de rendez-vous internationaux qu’à l’époque de Clément Venturini ou Arnaud Jouffroy.  Ils participent aux manches de la Coupe du Monde, aux cyclo-cross UCI en Suisse, Belgique, Luxembourg ou Espagne. Il y a beaucoup de déplacements. Chez les Femmes, elles cumulent deux ou trois disciplines. Une lassitude peut s'installer. Il faut composer notamment avec la vie sociale, les obligations scolaires et la récupération de chacun pour avoir des coureurs performants”.

120 HEURES DE VÉHICULES POUR UN FRANCAIS

François Trarieux a noté qu’un Français qui évolue au niveau international peut faire plus de 120 heures de véhicules pendant l’hiver pour se rendre sur les courses, là où un Belge et un Néerlandais en comptent cinq fois moins.
 
Le sélectionneur annonce en revanche que les coureurs pourraient être en stage l’an prochain pour rouler dans le sable avant les Championnats d’Europe et du Monde. “Le circuit du Mondial de cette année est très roulant. Ca va faire du bien à Antoine de rouler au soleil et ne pas faire un stage spécifique. Même si nous aurions voulu qu’Antoine soit présent sur la manche française de la Coupe du Monde, il a également des obligations vis-à-vis de son employeur comme Juliette Labous l’an passé qui avait loupé Pontchâteau. Et avec ce stage, il va prendre du volume et de la caisse”, prévient François Trarieux.

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