Team Vercors

Cyclo-sport : Rodolphe Lourd en habitué

Crédit photo DR

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Rodolphe Lourd commence à connaître les cols mythiques de la Maurienne comme sa poche. Habitué à y briller depuis plusieurs saisons - il enchaîne les cyclosportives depuis désormais une petite quinzaine d’années (lire ici) -, l’athlète de 38 ans s’est fait plaisir et a performé, une fois encore, sur la Trilogie de Maurienne, l’une des cyclos les plus réputées du calendrier. 4e le premier jour, 7e le lendemain - au scratch mais lauréat à chaque fois dans sa catégorie - puis vainqueur le dernier jour à la Toussuire, il s’est régalé. “C’est vraiment un coin qui me plaît. Je fais cette cyclo presque chaque année. Je connais très bien des cols comme la Madeleine, que j’escalade souvent. C’est toujours un plaisir d’y venir”.

Pour cet exercice 2022, celui qui réside non loin de Grenoble a repris assez tard, après avoir pratiqué le ski de fond jusqu’en mars dernier. “Je n’ai repris les cyclo que fin mai, avec notamment les Trois Cols puis les Trois Ballons”, rappelle celui qui est informaticien et qui, avec “des horaires de bureau classiques et un peu de télétravail”, peut aisément s’adonner à sa passion du cyclisme en parallèle. “Je commence à avoir l’habitude de tout ça. Je sais ce qui est le mieux pour moi. J’ai trouvé mon équilibre. En général, la semaine je fais des sorties courtes, avec des intensités. Et le week-end, je fais du foncier pour me préparer aux cyclos qui peuvent durer quatre ou cinq heures”.

IL S’EST APPUYÉ SUR LA MÉSAVENTURE DE 2019

Des contraintes familiales ne lui permettront pas d’enchaîner toutes les épreuves les plus réputées du calendrier cet été. Ainsi, il ne devrait pas être de la partie sur La Marmotte (3 juillet) ni lors de l’Étape du Tour (10 juillet). En revanche, il compte bien s’aligner sur la Grimpée de Chamrousse, en terres iséroises, le 9 juillet prochain, puis sur l’Aindinoise, une semaine plus tard, avant de se frotter une nouvelle fois à la Madeleine (7 août) et à l’Alpinbike Lac d’Annecy (27 août). “C’est plus raisonnable d’y aller un week-end sur deux, grosso modo. Avant, il y a encore quatre ou cinq ans, j’arrivais à mieux enchaîner mais je prends de l’âge et je sens que ça devient plus compliqué”, sourit-il auprès de DirectVelo. Un calendrier adapté, donc, pour se garantir que cela reste avant tout du vélo plaisir.

Lors de la Trilogie de Maurienne, justement, Rodolphe Lourd a dû se faire violence pour enchaîner trois journées à haute intensité. “Le plus important, c’est d’arriver vraiment frais au départ le premier jour. Alors, la semaine précédente, je n’en ai pas fait de trop. La forme ne fait que décroître au fil des trois journées alors il faut arriver avec un maximum de réserves, conseille-t-il. Autre aspect important : la rigueur sur le sommeil et l’alimentation. On le sait, la récupération, c’est la clé. Il faut bien s’alimenter, même lorsque l’on n’a pas faim. Sinon, on le paie cash le troisième jour. C’est d’ailleurs ce qui m’était arrivé en 2019. C’était exactement la même étape et j’avais calé au pied de la Croix-de-Fer”. Mais cette fois-ci, Rodolphe Lourd a parfaitement géré son tryptique et s’est vu récompensé par cette victoire le dernier jour, sur un parcours qui lui avait donc joué des tours trois ans plus tôt. Un mix d’expérience et de sagesse qui a porté ses fruits. “Pour espérer gagner, il ne faut rien négliger”

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