David Van der Poel et Tom Paquot supporters devant la télé

Crédit photo Jo Groenevinger

Crédit photo Jo Groenevinger

Samedi, la quatrième étape du Tour du Brabant Flamand raccourcie a arrangé David Van der Poel et Tom Paquot. Les deux coureurs ont pu regarder le final de Milan-San Remo. Les deux coureurs avaient chacun leur favori. Alors que David supportait logiquement son frère Mathieu, Tom surveillait avec attention la prestation de son idole Philippe Gilbert. "C'est lui qui m'a fait monter sur un vélo. Au début, je faisais du foot. Je n'aimais pas regarder les courses. La première que j'ai regardée était sa victoire au Tour de France au Mont des Alouettes en 2011 quand il prend le maillot jaune. J'ai directement arrêté le foot pour faire du cyclisme", explique Tom Paquot à DirectVelo qui a donc vu la 16e tentative de Philippe Gilbert sur la Primavera, se conclure par une 9e place (voir le classement). Tandis que Mathieu Van der Poel y faisait ses débuts honorables avec une 13e place. "Quand on voit que des coureurs essaient de la gagner depuis 15 ans et n'y arrivent toujours pas, ce n'est pas catastrophique", rappelle David Van der Poel qui pense que son frère n'était pas dans un bon jour. "Il a misé sur un sprint, mais je pense qu'il n'avait plus beaucoup de jus dans le Poggio. Sinon, il aurait suivi Wout van Aert et Julian Alaphilippe. Le plus fort a gagné. Peut-être a-t-il trop écouté les conseils des autres qui préconisent d'attendre le plus longtemps possible".

ILS CONSERVENT LEUR MAILLOT DISTINCTIF

Adversaires devant leur petit écran, David Van der Poel et Tom Paquot avaient un point commun au départ de la cinquième et dernière étape du Tour du Brabant Flamand : défendre leur maillot distinctif, le vert du classement par points pour le coureur d'Alpecin-Fenix, le blanc du meilleur jeune pour le sociétaire de Wallonie Bruxelles Development Team. Le Néerlandais devait se méfier de Toon Aerts et de Jules Hesters. Mais aucun des deux ne se trouvait dans le groupe de tête de 13 coureurs. Finalement, les équipes EFC-L&R-Vulsteke et Wallonie Bruxelles Development Team ont fait le travail pour ramener tout le monde. Dans l'emballage final, il a de nouveau pu compter sur Jonas Rickaert pour s'imposer pour la troisième fois en cinq jours, la cinquième de l'équipe (voir le classement). Toutefois, Enzo Wouters (Tarteletto-Isorex) a opposé une belle résistance. "C'est peut-être le sprint le plus difficile des trois que j'ai remportés. C'est également une arrivée toute plate qui me convient moins. De plus, l'arrivée était un peu dangereuse, la dernière ligne droite ne faisait qu'une centaine de mètres. Ce n'était pas évident à gérer, mais cela a marché quand même. Je réalise un triplé, j'étais venu pour en gagner une. Le Tour du Brabant Flamand est plus que réussi".

Si David Van der Poel a donc conforté sa tunique verte à l'issue de cette cinquième journée, le Liégeois Tom Paquot a dû lutter pour conserver la blanche. "Le début d'étape a mal commencé avec une chute sur mes plaies. J'ai pas mal souffert au dos durant le reste de la journée. Un groupe de 13 était sorti. Il y avait Brent Van der Eycken dedans, il était à 20 secondes du maillot. J'ai eu un peu peur. Heureusement que l'équipe a bien collaboré avec EFC-L&R-Vulsteke pour ramener tout le monde et je les en remercie. A la fin d'étape, je me suis uniquement concentré sur Warre Vandegheluwe, mon rival direct".

DWARS DOOR HET HAGELAND ET TRW

Les deux hommes vont savourer ce dimanche soir leur bonne semaine brabançonne avant de se concentrer sur la prochaine échéance. David Van der Poel sera présent à Dwars door het Hageland. "C'est une course qui doit me convenir. Je suis en forme. Pourquoi pas jouer ma carte ?". Tandis que Tom Paquot effectuera ses débuts pros au Tour de Wallonie. "Je serai au départ dans le but d'aider mes partenaires, mais ce sera un moment particulier. Rouler à côté de Philippe Gilbert sera symmpa, mais je ne vais pas me laisser impressionner et me concentrerai sur mon travail".

Mots-clés

En savoir plus

Portrait de Tom PAQUOT
Portrait de David VAN DER POEL