Henri Vandenabeele, 2e du Giro à son tempo

Crédit photo DR

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Le Tour d'Italie Espoirs de la Lotto-Soudal s'est terminé comme il avait commencé, à savoir avec une 2e place pour Henri Vandenabeele. En une semaine de course, l'Espoir 2 et son équipe ont connu des hauts et des bas. Malgré la perte des deux grimpeurs, Maxim Van Gils et Viktor Verschaeve, sur chute (lire ici), le citoyen de Dentergem s'est battu chaque jour et a pu ainsi monter sur le podium final. Il termine 2e du général à 2'25" de l'intouchable Thomas Pidcock. "Un grand talent, un champion", synthétise-t-il en quelques mots pour DirectVelo.

Le coureur de Lotto-Soudal Development Team abordait l'avant-dernière journée à la 5e place du général. Vendredi, l'étape de Montespulga était plate jusqu'à la montée finale de 28,2 kilomètres. "Mes deux coéquipiers restants Arne Marit et Harry Sweeny m'ont maintenu dans les premières positions durant toute l'étape." Ensuite, le grimpeur s'est débrouillé tout seul. "J'y suis allé comme d'habitude à mon rythme. Quand Thomas Pidcock a attaqué, Kévin Colleoni a suivi. L'Italien était très fort. J'ai eu un saut de chaine et donc, c'était un peu sauve-qui-peut. Je termine finalement 6e de l'étape dans le groupe pour la 3e place." Néanmoins, le Belge gagne une place et se retrouve 4e au général (à douze secondes de Giovanni Aleotti, 3e) avant la journée finale redoutée avec l'ascension du mythique Mortirolo et l'arrivée à Aprica. "J'en avais peur car l'an dernier, c'était ma pire journée", se souvient-il. Cette fois-ci, cela s'est mieux passé. "Harry Sweeny s'est mis en tête de peloton dans l'approche du Mortirolo. J'ai vu que Giovanni Aleotti était dans le dur. J'ai directement fait le forcing dans les premières rampes du Mortirolo. Au sommet, nous n'étions plus que deux : Thomas Pidcock et moi. Mais c'était vraiment chacun pour soi dans ce col. Il n'y a aucun avantage à être dans les roues, c'est tellement dur." 

ACCORD AVEC THOMAS PIDCOCK DANS LA DERNIÈRE ÉTAPE

Thomas Pidcock et Henri Vandenabeele ont ensuite collaboré jusqu'à l'arrivée à Aprica. "Je savais que je pouvais faire une bonne opération pour le classement. Nous nous sommes mis d'accord directement. Nous roulons ensemble, je laisse l'étape à Pidcock et je monte ainsi sur le podium final du classement général. Mais je ne savais pas que nous avions autant d'avance. Dans ma tête, je roulais pour la troisième place et non la deuxième place du général." N'aurait-il pas mieux fait de lutter dans le faux plat montant d'Aprica pour la victoire d'étape ? "Je ne sais pas, je courais le risque de me faire lâcher, ce qui n'était pas impossible vu la forme du garçon. J'ai préféré assurer et je sentais qu'il voulait cette victoire d'étape de prestige."

Cette deuxième place était en tout cas un résultat inespéré pour le sportif de 20 ans. "A la base, je venais pour un Top 10 ou une victoire d'étape, compte tenu des deux grimpeurs que nous avions à la base dans l'équipe." Sauf pour son directeur sportif Carl Roes, toujours très positif à son sujet. "C'est un garçon qui récupère très bien. L'an dernier, il l'avait déjà montré. Ici, il confirme. Je savais qu'il pouvait faire un bon coup sur l'étape d'Aprica avec ce final en faux plat." Cette deuxième place finale est le meilleur résultat de l'équipe Lotto-Soudal Lotto-Soudal Development Team en quatre participations. Ce résultat va changer les ambitions du coureur qui va enchainer dans dix jours avec la Ronde de l'Isard (17-20 septembre). "Je vais viser la victoire mais sans la pression. Tout ce qui vient sera du bonus", conclut celui qui participera également à l'Arden Challenge (25-27 septembre) et au Tour de Lombardie Espoirs (4 octobre).

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