Bruno Morel : « Une ambiance montagnarde »

Crédit photo @ Le vélo une passion

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La traditionnelle course de côte Martigny-Mauvoisin servait de support aux Championnats de Suisse de la montagne. Elle a couronné le Danois Asbjorn Hellemose vainqueur devant Simon Pellaud, le premier Suisse. À 2 minutes 40 derrière lui, Bruno Morel (Team Chris Net) en termine. 12e du scratch et 3e amateur (voir classement), le Français revient pour DirectVelo sur cette course de 36 kilomètres.

« Je ne savais pas à quoi m’attendre pour une première course, en Suisse au milieu de coureurs qu’on ne connaît pas forcément. Je suis plutôt grimpeur, même si je préfère les épreuves plus longues. Une heure d’effort c'est assez court. C’est un bon résultat. D’autant qu’il y avait quand même des pros comme Pellaud, Thalmann… Ce sont de bonnes références pour voir où on en est.

On avait prévu de faire cette course depuis un bon moment, avec le comité de Haute-Savoie. Je préfère m'entrainer avec des enchainements de cols, mais là je me suis entrainé sur des montées sèches, pour préparer cette course. Et pour peut-être d'autres montées en août. Il y a pas mal de courses de côte encore maintenues, ça peut être une bonne alternative pour courir un peu. Martigny, ce n’est pas loin de chez moi car j'habite Ugine (Savoie). C'est une région que j'aime bien et c'est l'occasion de reprendre car en France il faut attendre août. On est un peu impatient de remettre des dossards, c'est l’occasion, et ça m'a motivé.

Aujourd’hui (dimanche), le plus important, c'était de prendre son rythme dans la montée, un gros rythme si possible. Avec les capteurs on sait à peu près comment on va pouvoir tenir. J'ai regardé la montée sur internet, une fois dedans on gère l'effort. Je voulais monter un peu plus vite que d'habitude, sur une montée de 40 minutes. Je ne savais pas à quoi m'attendre sans connaitre les adversaires. Je me suis concentré sur ma course à moi.

« TOUT LE MONDE A PRIS LES HABITUDES »

J’ai retrouvé l'ambiance d'une vraie course. On est allé chercher le dossard dans une salle communale comme d’habitude. Mais en plus il y avait les distances, les masques, le gel. L'échauffement s’est fait comme dans une course normale. On ne se serre pas la main avec les coureurs en revanche. Tout le monde a pris les habitudes, et les garde pour courir jusqu'à octobre. Il y avait pas mal de public dans la montée jusqu'aux 100 derniers mètres mais l'arrivée leur était interdite. C’était réservé aux accompagnateurs et DS. L'ambiance était montagnarde avec les cloches et tout ça, un vrai plaisir de retrouver une vraie ambiance de course.

Comme toutes les courses, ça part vite, surtout sur une heure. Dès le départ réel, c'était du faux-plat montant sur les 20 premiers kilomètres. Ça a attaqué un peu partout sur une route large. Ça roulait très vite donc impossible de sortir. C’était un gros rythme, avec des attaques, surtout des équipes suisses en surnombre. Ils s'attaquaient un peu entre eux, ils roulaient… J'ai laissé un peu faire, au final on est arrivé groupé au pied et ça s'est joué à la pédale. J'avais prévu de rester caché jusqu'aux 15 derniers kilomètres où ça commençait vraiment à monter jusqu'à l'arrivée.

La montée se faisait par palier. Au début il y avait 5-6km à 7-8% et derrière il y avait quelques replats, où on pouvait récupérer et souffler. Ce n’était pas une montée à gros pourcentage donc on pouvait prendre son rythme. J’étais dans un groupe de 5-6 coureurs et nous nous sommes relayés sur les replats. À la fin, les 3 derniers kilomètres montaient violemment jusqu'à l'arrivée, c’était chacun pour soi. Au final, finir à 2 minutes 40 c’est une bonne montée plutôt convaincante ! ».

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