Mathis Le Berre : « J’arriverai à faire la différence »

Crédit photo Philippe Le Cocq

Crédit photo Philippe Le Cocq

Depuis le début de la semaine, Mathis Le Berre montre le maillot rouge d’Arkéa-Samsic. Sociétaire de Côtes d’Armor-Marie Morin-U, le Breton est actuellement en stage dans la ProTeam. Ce vendredi encore, il a essayé. Mais il n’y avait pas moyen d’éviter le premier sprint massif de l’épreuve. "C’était sympathique. Le début de course a eu du mal à se faire et c’était assez usant. Je ne me suis pas affolé. J’ai pris un coup et j’ai fait mon boulot. Je n’ai pas passé de relais". Car son leader, Anthony Delaplace, était au chaud dans le peloton, alors que Johan Le Bon ou encore Jean-Louis Le Ny étaient menaçants dans le groupe de tête.

Mais dans le final, Mathis Le Berre veut sortir de sa coquille. Sans succès cependant. "C’est dommage parce que sur la fin je n’ai pas pu faire la différence. Je ne cours pas souvent sur de telles distances donc j’étais un peu juste. J’étais un peu marqué aussi et Johan Le Bon et Jean-Louis Le Ny étaient costauds. Ce sont deux clients et il ne faut pas les négliger". Avec cette longue étape de 217 kilomètres, l’Espoir 2 s’est testé. "Je n’avais jamais fait ça. Mais ça allait, je n’ai pas eu de crampes ni rien. Je pense qu’en faisant plusieurs fois cette distance j’arriverai à faire la différence".

« DES COUREURS COMME ANTHONY OU ALAN M’APPRENNENT BEAUCOUP »

Placé au général depuis le premier jour, Mathis Le Berre n’a pas songé à jouer sa carte. "Je protège Anthony. Je suis quand même assez loin au général, à une minute ce n’est pas facile. Je sais que sur les deux jours qui arrivent, ça se prend vite mais ça se perd vite aussi. Mon but sera de faire gagner Anthony et de le placer mieux au général. Je me fiche d’être 8, 10 ou 11e au général. Anthony est classé au général et il faut se sacrifier pour reprendre des secondes, c’est ce que je fais". Accompagné par son homologue stagiaire Yannis Voisard à l’avant, le plan était donc clair. "Je lui ai dit dès le début qu’on ne roulerait pas. C’était clair et net. On a passé une bonne journée à l’avant et on a fait notre boulot. Ça fait toujours du bien au moral".

Particulièrement à l’aise sur les routes du Tour de Bretagne, sur ses terres, mais aussi celles de ses équipes, le vice-Champion de France Espoirs se fait au monde professionnel. "C’est surtout pour prendre de l’expérience et des coureurs comme Anthony ou Alan (Riou) m’apprennent beaucoup. Je joue mon rôle comme je peux. Je pense que je le fais bien et que l’équipe est contente. Il y a une petite différence entre amateurs et pros, ça court différemment. Physiquement je ne suis pas à la rue, et en prenant des années je prendrai de la caisse. Je pense que j’arriverai à faire la différence". Mathis Le Berre a encore deux journées pour montrer de quoi il est capable.

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